Pas de pluie annoncée, pas de bouchons sur la route et pourtant, nous ne sommes que quatre à avoir choisi d’aller randonner à Clarafond-Arcine ce mardi. Cela simplifie le covoiturage et la tache de l’animatrice : nous serons tour à tour meneur ou serre-file sur cet itinéraire très bien balisé et jalonné de 16 panneaux informatifs conçus par le Syndicat Intercommunal du Vuache.
Nous démarrons à 9h pile du parking du « Cret du Feu » et empruntons la petite route à l’est, direction Fruitière, en espérant y trouver le soleil. Nous descendons doucement sur 4 km et apprenons comment l’agriculture a modelé le paysage au fil du temps, le voyage de survie des oiseaux migrateurs, la longue marche tranquille des gastéropodes et l’utilisation des plantes indigènes dans l’artisanat traditionnel. Au pied de la descente nous traversons le ruisseau de Parnant où l’eau et la végétation semblent s’accommoder d’une épave abandonnée.
Il faut maintenant grimper vers Eloise 150 m plus haut ! On va vite se réchauffer jusqu’aux petites bêtes qui font peur et les corridors biologiques ! Après avoir visité la petite église joliment rénovée, nous entreprenons prudemment la raide descente vers le Rhône et le Pont de Grésin (160 m de long et 20 m de haut), construit en 1947 pour remplacer l’ancien pont « des Espagnols » englouti lors de la mise en eau du barrage de Génissiat.
Pendant que nous admirons l’ouvrage et les superbes vue sur le Rhône, nous apercevons des canoé-kayacs qui remontent le fleuve. Nous les retrouverons à notre prochaine étape : les Tines du Parnant (gorges profondes creusées par le torrent dans la molasse). Le panneau sur place nous indique une cheminée de fée que nous parvenons à deviner à travers le feuillage depuis le pont de bois qui traverse le ruisseau.
Un peu plus haut nous retrouvons la route, traversons Beauchâtel et le village de Bange et descendons vers les ruines du Moulin où une aire de pique-nique nous attend au bord de l’eau pour notre pause de midi. Malgré de très belles vues sur le Rhône (ce serait encore mieux avec du soleil comme lors de la reconnaissance), nous nous installons à une table plus abritée car le vent s’est renforcé.
Une demi-heure plus tard, c’est la remontée : d’abord un joli sentier découverte dans la forêt, puis la petite route, de plus en plus raide qui va nous ramener à Arcine, son château (ancienne maison forte du XIIe siècle qui surveillait le défilé de l’Ecluse entre Jura et Vuache) et découvrir la légende du Golet du Pey dont Gargantua pourrait être à l’origine (?). Nous retrouvons le parking vers 13h30 après avoir parcouru 14 km, descendu et monté 560m, soit 4h30 de marche en très agréable compagnie et que je remercie.
Brigitte