25 participantes et participants pour cette sortie exceptionnellement en journée, pour rando douce.
Nous sommes au parking du plateau nordique de St François de Sales à 1300m d’altitude.
Départ donné à 10h30, chaussés de crampons, nous allons suivre le parcours raquette de la station, bien fléché et sans difficulté.
En forêt pour le premier tiers de notre parcours, la neige est présente en grande partie et facile à marcher.
Après 1.6kms nous voilà sur le plateau en bordure de la tourbière des Creusates ; pause au premier chalet des Creusates ; le décor est bien hivernal mais la température est idéale, pas de vent.
Nous continuons sur cette piste raquettes notre contournement de la tourbière, petite bifurcation à l’intersection Nord du circuit, tentative vaine pour apercevoir les sommets au-delà de la Chambotte et du lac du Bourget ;
Nous serons à la croix des Bergers à 12h20, dommage le ciel laiteux (phénomène du aux sables du Sahara) nous empêche de voir le Mont Blanc.
Nous piqueniquerons en contrebas avec pour presque tous une position assise confortable.
Le retour se fera par la forêt, nous nous attarderons sur les panneaux explicatifs de la tourbière, et on se dira qu’il faudra la refaire au printemps avec les fleurs (et des chaussures étanches !). Nous serons à 14h15 aux voitures.
Belle sortie en milieu enneigé avec une météo des plus agréables et un groupe fort sympathique. Merci à Irène notre serre-file et à tous, compagnes et compagnons du jour. Merci à François et Claire pour leur contribution photographique.
Données du jour : 180m dénivelé – 5.10kms -
Virginie
La Tourbière des Creusates : monument naturel exceptionnel du Massif des Bauges. Source site internet PNR des Bauges : la formation de cette tourbière, l’une des plus profonde des Alpes : elle serait née de l’effondrement d’une grotte qui forme un vaste gouffre. A la fonte des glaciers, des argiles colmatent le fond. Il y a 7000 ans un lac se forme et les sphaignes, principalement, colonisent les berges. Elles tapissent progressivement la surface de l’eau. Les végétaux morts s’enfoncent sous le poids de la végétation vivante qui pousse au-dessus. Ces débris noyés, sans oxygène, ne sont pas décomposés et s’accumulent durant des millénaires pour former la tourbe. Puis le climat se réchauffe et la forêt s’installe. Depuis 5000 ans, hêtres et sapins couvrent le paysage. Sans l’intervention de l’homme, elle s’étendrait partout. Pour retarder ce phénomène et conserver les espèces rares de la tourbière, un petit barrage maintient l’eau dans les milieux humides et le pâturage évite l’avancée de la forêt.