La rando "street art" est régulièrement proposée par le club, d'ailleurs sur les 18 participant(e)s (15F + 3H), 9 l'avaient déjà faite, mais 9 l'ont découverte. Elle conjugue la revue de fresques
murales, dont chaque année quelques nouvelles, la découverte de quartiers moins connus d'Annecy, et la flânerie sur les berges du Thiou.
Le présent CR s'appuie sur celui de 2024 (ce qui n'est pas un plagiat puisque le rédacteur est le même).
Le Street Art désigne toute manifestation artistique selon les 2 critères, d'être d'une part dans la rue ou l’espace public, d'autre part éphémère.
Il inclut les graffitis, mais aussi la danse, la musique, le hip hop etc…Le graffiti et le street art ont en commun une motivation subversive, visible par le plus grand nombre, et
l’utilisation d’espaces non autorisés ; le premier à vocation de message mais pas artistique, le second à vocation artistique. Les artistes de street art sont des réfractaires à l’art
institutionnel, c’est un peu “la tribune libre des artistes contemporains”. Ils revendiquent néanmoins de ne pas être assimilés au vandalisme. Les oeuvres de street art sont souvent surréalistes, à chacun d’interpréter ce qu’il voit.
Toutes les oeuvres de La Virée sont crées sur des supports autorisés, et même parfois parrainés par les propriétaires.
Le petit groupe est parti pour certains avec le dépliant du parcours de La Virée à la main, repérant les fresques sur le parcours, permettant d'y revenir librement. Malheureusement le dépliant est épuisé, la mise à jour avec de nouvelles fresques est en cours de réédition.
Pas besoin de prendre des photos, elles sont superbes et complètes dans le reportage Relive de Claire C de la rando Millet qu'elle a conduite en juillet 2024 (https://www.relive.cc/view/v1vjdoDj7Y6). Rando plus longue car partant de Bonlieu, et plus exhaustive.
Au départ, la première fresque (sur la carte du dépliant, n°12-13 dans le garage d'Art by Friends) n'a pas été vue dans le couloir sombre, mais elle est mise en valeur dans le Relive. De même la fresque n°16 sous le viaduc de l'avenue du Rhône a été évitée en raison de la circulation, mais le dépliant montre l'échafaudage pour la réaliser. Puis on rejoint le Thiou à hauteur de la MJC Archipel sud, puis on le traverse sur la "passerelle bleue" et le longe jusqu'à la Rocade. Les piliers sous le viaduc, livrés à l'exercice libre des artistes, sont couverts de fresques. Mais l'officielle n°17 étant sur un pilier surplombé de travaux en cours a été évitée.
Au passage, arrêt au pont TGV, où le chemin de Compostelle parti du Pont Neuf quitte le Thiou, pour s'interroger sur le cheval au dos creux Déconquête (https://annecy-paysages.com/deconquete), oeuvre éphémère du festival Annecy Paysage 2025.
Retour en sens inverse vers Loverchy. En passant devant l'église Saint-Etienne, construite à l'initiative de la fille de Paul Cabaud (Marguerite Flamary), peintre habitant dans le quartier, une visite rapide révèle les beaux vitraux offerts et dédicacés par les paroissiens et habitants, et la famile Flamary, liée par mariage à la famille Michelin.
La balade continue par la promenade du Saint-Sépulcre jusqu'à Bazar sans Frontières, sponsor de La Virée, orné de 2 fresques dont celle de Kashink (n°6) regardant le passant, comme aiment le figurer les artistes de street art.
Dans le quartier de la Prairie, le surnom de Chicago vient de sa mauvaise réputation lorsqu’il a accueilli dans des baraquements d’urgences les populations hébergées dans le château lors de l’incendie de 1952. L’oeuvre de Brokovitch (n°2) est spectaculaire : l’artiste a demandé aux habitants de la résidence d’amener chacun un objet à représenter, il en résulte une fresque hétéroclite et multi-culturelle.
La lassitude de la marche sur les trottoirs incite à renoncer aux autres fresques du quartier (n° 1-3-7).
La dernière fresque visitée au retour est celle de Grems (n°11) sur le
mur du lycée Gabriel Fauré, réalisée dans le cadre du festival Annecy Paysages 2018. Il est impressionnant que l'artiste ait peint la fresque sans croquis préalable.
Les participant(e)s se dispersent après 2h de balade. Les fresques les plus excentrées du parcours de La Virée (au Pont de Tasset, au cinéma Pathé) n'étaient pas prévues.
Merci à eux pour l'intérêt manifesté. L'animateur serait satisfait si la balade a changé le regard sur le street art, différencié du vandalisme, et si elle donne l'envie d'y revenir librement ou dans une visite guidée organisée par Art by Friends (selon modalités du site de La Virée).
alain de