Le long du Thiou au quartier du Pont Neuf

La rando le long du Thiou pourrait s’intituler Sur les traces de Paul Cabaud, puisque le peintre paysagiste annécien en a été le fil conducteur : il est né à Cran dans le quartier du Pont-Neuf, a construit une maison rue de l‘Isernon, sa fille est la principale donatrice pour la construction de l’église Saint-Etienne, il repose dans le cimetière de Loverchy.
La balade est inspirée des visites organisées lors des Journées du Patrimoine, par Michel Fontaine-Vive, Président des Amis des Moulins Savoyards pour le quartier du Pont-Neuf, et par Alain Baud pour le cimetière de Loverchy.
 
Au Pont de la Halle, 6 randonneur(se)s en covoiturage de la rive gauche, ont rejoint 2 Annéciennes piétonnes (photos 1-2).
Après avoir flâné devant le Palais de l’Île restauré (photo 3) puis un cerf de noël (photo 4), le groupe a constaté l’état d’avancement des travaux de renaturation des berges du Thiou (photos 5-6-7) appréciés des canards par ce froid de (photo 8). Un peu plus loin une pierre (photo 9) rend hommage au guide de haute montagne annécien, Louis Lachenal, premier vainqueur de l’Annapurna avec Maurice Herzog, dont il revint les pieds gelés ; amputé, il est mort dans une crevasse de la Vallée Blanche au retour d’une course à l’Aiguille du Midi. En face, l’Isernon se jette dans le Thiou après une traversée souterraine de la zone de Vovray (photo 10). Après le Pont-Neuf la balade se poursuit toujours rive droite par la promenade Sainte-Thérèse du Québec (photo 11), jusqu’à la passerelle bleue (photo 12) où l’on traverse le Thiou pour revenir par la rive gauche. En effet pas la peine d’aller plus loin, d’une part parce que le magnifique tag de Trump sur une pile de pont sous la rocade a été effacé, d’autre part parce que c’est une autre balade d’Hélène jusqu’au Pont de Tasset.
 
Retour au Pont-Neuf et à l’église Saint-Etienne, où une plaque porte une dédicace rappelant la cérémonie de pose en 1936 de la première pierre de l’église (photos 13-14), construite sous l’impulsion et avec la générosité de Marguerite Flamary, fille de Paul Cabaud. Plus de détail en fin de mél (1). L’originalité de l’église est que les vitraux des épisodes de la vie de Saint-Etienne, premier martyr de la chrétienté, sur le côté droit, font écho aux mêmes scènes que ceux de Jésus côté gauche. Les noms des donateurs des vitraux sont inscrits : habitants de Pont-Neuf, d’Aléry, anonymes etc... et Flamary (photo 15). Au fond de l’église, une jolie crèche (photo 16).
 
Un pont anodin relie Cran-Gevrier et Annecy au-dessus de l’Isernon (photo 17) déjà aperçu depuis l’autre rive. Certaines ont connu et ont évoqué le franchissement de l’Isernon sans pont, à l’époque en pleine campagne, et les artisans qui le bordaient.

 

Pause dégustation de friandises (photo 18) devant l’art urbain (photo 19) à défaut de celui de Trump. Chaque arrêt ou passage a été l’occasion d’évoquer des souvenirs de jeunesse, d’habitation, d’école, de commerces d’antan, de travail etc...

 

 

 

La visite du cimetière de Loverchy n’est pas celle d’un lieu de sépulture, mais un parcours historique et culturel de personnalités annéciennes. Selon Alain Baud, « C’est à Georges Grandchamp que le plupart des monuments remarquables doivent leur salut. En 1973, l’ancien président des Amis du Vieil Annecy s’est en effet battu pour protéger 23 sépultures. Une initiative bienvenue qui permet aux Annéciens d’aujourd’hui de savoir quels industriels, politiques ou artistes ont présidé aux destinées de leur cité avant eux. La loi du 31/12/1913 sur la protection juridique des monuments dans les cimetières permet de protéger et faire entretenir les acteurs principaux de l’histoire de la ville.” Une visite rapide permet de retrouver Pierre Lamy, Prosper et Camille Dunant, Louis Gramusset, Eugène Sue (photo 20), Paul Cabaud dont la tombe est ornée d’une palette gravée dans la pierre (photo 21) et bien d’autres connus pour le nom des rues dédiées. Que des hommes... à l’inverse du groupe de 7 randonneuses pour 1 homme!

 

   Prosper Dunant, autre peintre paysagiste né à Lathuile, est le père de Camille Dunant, fondateur de la section française du Club Alpin, et du refuge du Parmelan qui porte son nom, créateur du syndicat d’initiatives d’Annecy ainsi que de sentiers touristiques. Paul Cabaud a été l’élève de Prosper Dunant, et lui-même membre du CAF alors présidé par Camille Dunant avec lequel il partait randonner, avec son chevalet au lieu de bâtons.

 

Retour après 2h30 et environ 4km de marche depuis le parking des marquisats d’après la carte.

 

Pour compléter la balade, il se tient actuellement une exposition des peintures de Paul Cabaud au musée du Château, avec accès gratuit les premiers dimanches du mois :
 
alain de, avec les photos d’Hélène L.
 

Parmi les paroissiens, se trouve un couple d’enseignants, les Flamary. Marguerite Flamary est la fille de Paul Cabaud, peintre du Lac d’Annecy né à Cran, qui a fait construire une maison rue de l’Isernon où il est décédé. Ils émettent l’hypothèse de la construction d’une chapelle provisoire, destinée à permettre aux enfants et aux parents de ne pas faire de nombreux kilomètres pour se rendre aux célébrations. Ils sont prêts à donner de l’argent pour mener à bien le projet. L’idée est portée par un comité dans lequel à côté de l’évêque, se retrouvent les Flamary, mais également Joseph Aussedat (directeur des Papeteries), Pierre Calliès, Étienne Michelin. Pourquoi Michelin à Cran ? Parce que par son mariage, Étienne Michelin est apparenté aux familles Aussedat (7 générations de papetiers) et Calliès (branche de la famille Aussedat, machines Bull). Il épouse la sœur de Pierre Calliès, qui est aussi la petite-fille de Jean-Marie Aussedat. Deux des frères de Pierre Calliès épousent les deux sœurs d’Étienne Michelin. Flamary est originaire de Clermont-Ferrand comme Michelin. C’est Camille Blanchard, membre de la commission d’art sacré, qui est en charge des plans. Dès 1935, des souscriptions  sont lancées pour la nouvelle paroisse, qui reprend son nom de Saint-Étienne, premier martyr de la Chrétienté et qui, d’une certaine façon, rend aussi hommage à Michelin, décédé dans un accident d’avion (4 ans auparavant). La construction est rapide. Débuté en 1936, l’édifice est terminé l’année suivante. Les vitraux sont généreusement offerts par des paroissiens en 1938, et l’église est officiellement bénie et consacrée le 19 décembre 1937 par Mgr de La Villerabel.

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 eMail: randosavoy@gmail.com

 Les randonnées sont organisées les mardi, jeudi et dimanche.

 

INFOS MARCHE NORDIQUE

Programme: voir onglet Marche Nordique

 

 

 RANDONNÉES

 

 

Mercredi 24 janvier

Le col des Annes

   (Le Grand Bornand)

 9h  P.Ste B.

Den: 374  M

 

Jeudi 25 janvier

A confirmer

 

 

Dimanche 28 janvier

Circuit des Auges

(Thorens Glières)

9h   Ste. B.

Den: 580 m  M


 

 

 

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